2016

ENGLISH

From 2012 I jump to 2016. Why? Well not much happened in between those years. I tried a few new vegetables (salsify, different type of tomatoes, broccoli…), I started earlier in February and I did some things later (July/August), but my garden kind of looked the same.

In 2012 my potatoes got blight so after that I put some Bordeaux mixture each year. Bordeaux mixture is supposedly okay for organic gardens, but I then discovered that your soil can get over-loaded with copper sulfate, so after two years I stopped using it. I swap sides for planting potatoes from one year to another as they are not meant to always grow in the same place, but still both sides got copper sulfate at one point. I started to plant them from March to June simply because I didn’t have the time to do them all at once (I plant a lot of potatoes as they have to feed us all year round and I use some as seed potatoes for the following year). I start planting them around the 19th March as it is a French tradition which I quite like. One takes a small risk with late frosts, but it will give one potatoes ready to eat in June/July. It became obvious to me that it was a good idea anyway not to put all your potatoes in the ground at the same time because in 2016 nature suddenly decided to go mental…

As for tomatoes, they were also sprayed with Bordeaux mixture and I used to tie them up nicely to their poles and remove all the extra axial shoots in order to keep a nice clean stem. I also pulled off a lot of leaves… Basically I did as most people around here do, but I studied my actions to see if they were good or not.

I think it is important to learn from your mistakes and later on, I did, and Nature was there all the way to point me in the right direction.

But let us go to 2016. I started my garden in February with the usual ploughing, followed by pea sowing (well before the last frost as they don’t freeze easily), potato planting and so on. I had done my sowing for my future seedlings and everything was going according to plan. Then came the end of May and everything went berserk. Nature decided to drop a great lot of rain and everything got flooded. I really mean flooded! Villages were cut-off and houses were seriously damaged with over a metre of water in some of them as the rivers, canals and dams overflowed everywhere they could. My garden got a soaking like it probably never had before. For an entire month, it was impossible to set a foot in it! I would bury myself right up to the knees if I tried! So I looked in despair to see what was happening.


Flooded potatoes – Pommes de terre inondées

Many plants died, but potatoes planted in March/April survived as they already had some good size green tops. The pea crop survived too as it was closer to the house which is slightly higher than the rest of the garden. As the water drained I was able to plant close to the edges of the plots, near the grass verges and paths. I had no choice than putting seedlings all over the place or wait and loose the growing season… There was no way to remove any weeds and they grew very nicely. No way either to tidy up tomatoes or anything else… Everything went wild. And guess what, it worked. I didn’t get as many potatoes that year for sure, but I got vegetables and I even did some preserve especially with the tomatoes.

As a friend of mine said at the time, you see, you do not need to have a “clean” garden, it is a waste of time… I had to agree so from then on I tested new ways of gardening with weeds. It was going to be less work, more wilderness and I would continue to observe the results, as usual.

FRANÇAIS

De 2012 je saute à 2016 . Pourquoi? Et bien peu de choses ont évolué entre ces deux années. J’ai essayé de nouveau légumes (salsifis, différentes espèces de tomates, brocoli…), J’ai commencé plus tôt en février et j’ai fait des choses plus tard (juillet/août), mais le jardin avait toujours plus ou moins le même look.

En 2012 mes pommes de terre ont eu le mildiou, donc après ça je les ai aspergées de bouillie bordelaise. La bouillie bordelaise est censée convenir aux jardins biologiques, mais j’ai découvert que le sol pouvait être surchargé de sulfate de cuivre, et j’ai donc cessé de l’utiliser au bout de deux ans. Je change d’emplacement d’une année sur l’autre pour planter mes pommes de terre car elles ne doivent pas être plantées toujours à la même place, mais je finissais de toute façon par mettre du sulfate de cuivre partout à ce point. J’ai commencé à planter mes pommes de terre de mars à juin simplement car je n’avais pas le temps de toutes les planter d’un seul coup (je plante beaucoup de pommes de terre car elle doivent nous nourrir pour une année complète et en plus j’en utilise comme plants pour l’année suivante). Je commence à planter mes pommes de terre autour du 19 mars car c’est une tradition française qui me plaît bien. On prend un petit risque avec les gelées tardives, mais cela permet d’avoir des pommes de terre nouvelles à manger en juin/juillet. Il est devenu très évident pour moi qu’il était important de ne pas planter toutes ses pommes de terre en terre en même temps en 2016 car la nature a décidé de péter un plomb…

Pour les tomates je faisais un peu la même chose qu’avec les pommes de terre concernant le mildiou et elles étaient aspergées de bouillie bordelaise régulièrement. Je les attachaient religieusement à leur piquet et j’enlevais tous les gourmands pour avoir une belle tige toute propre. J’enlevais aussi beaucoup de feuilles… Je faisait simplement ce que la majorité faisait autour de moi. Par contre j’ai étudié tout que je faisais pour voir si c’était bien ou pas.

Je pense qu’il est important d’apprendre de ses erreurs et plus tard, c’est ce que j’ai fait, et mère nature a toujours été là pour m’indiquer la bonne direction.

Mais revenons à 2016. J’ai commencé mon jardin en février avec le labourage habituel, suivi du semis des petits pois (bien avant la dernière gelée car ils ne gèlent pas facilement), de la plantation des pommes de terre et ainsi de suite. J’avais fait mes semis pour mes futurs plants et tout se passait comme prévu. Puis arrive la fin du mois de mai et tout est parti en vrille. La nature a décidé de faire tomber une grande quantité de pluie et tout a été inondé. Je veux dire vraiment inondé ! Des villages ont été coupés du reste du monde, des maisons ont été sérieusement endommagées avec parfois plus d’un mètre d’eau dans certaines d’entre elles, car les rivières, les canaux et les barrages ont débordé partout où ils le pouvaient. Mon jardin a été trempé comme il ne l’avait probablement jamais été auparavant. Pendant un mois entier, il était impossible d’y mettre un pied ! Je me serais enterré jusqu’aux genoux si j’avais essayé ! J’ai donc regardé avec désespoir pour voir ce qui se passait.

Beaucoup de plantes sont mortes, mais les pommes de terre plantées en mars/avril ont survécu car elles avaient déjà des fanes vertes de bonne taille. La culture des petits pois a également survécu car ils étaient plus proches de la maison et légèrement plus en hauteur que le reste du jardin. Comme l’eau s’est écoulée, j’ai pu planter près des bords du jardin, près des bordures herbeuses et des allées. Je n’avais pas d’autre choix que de mettre des plants partout, ou d’attendre et de perdre la saison de croissance… Il n’y avait aucun moyen d’enlever les mauvaises herbes et elles ont très bien poussé. Pas moyen non plus d’attacher et d’entretenir les pieds tomates ou quoi que ce soit d’autre… Tout est devenu sauvage. Et devinez quoi, ça a fonctionné. Je n’ai pas eu autant de pommes de terre cette année-là, c’est sûr, mais j’ai eu des légumes et j’ai même fait quelques conserves, surtout avec les tomates.

Comme l’a dit une de mes amies à l’époque, tu vois, tu n’as pas besoin d’avoir un jardin « propre », c’est une perte de temps… Je ne pouvait être que d’accord et à partir de là, j’ai testé de nouvelles façons de jardiner avec les mauvaises herbes. Ce fut moins de travail, plus de nature sauvage et j’allais continuer d’observer les résultats comme d’habitude.

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